Publié le 11 mars 2024

La hausse des tarifs d’Hydro-Québec pèse lourdement sur la rentabilité des immeubles locatifs montréalais, mais il est possible de transformer cette dépense en levier de performance.

  • La clé n’est pas de réduire le confort, mais de maîtriser les coûts des aires communes et de saisir les opportunités spécifiques au marché québécois.
  • L’optimisation la plus efficace se construit en partenariat avec les locataires, transformant une obligation en un projet collaboratif gagnant-gagnant.

Recommandation : La première étape consiste à analyser en détail votre facture Hydro-Québec pour distinguer les coûts des aires communes (souvent en tarif G, plus cher) de la consommation purement locative.

Pour tout propriétaire d’un plex, duplex ou triplex à Montréal, l’arrivée de la facture d’Hydro-Québec, surtout en plein cœur de l’hiver, représente un moment de tension. Entre des locataires qui s’attendent, à juste titre, à un logement chauffé confortablement et des coûts énergétiques qui ne cessent de grimper, l’équilibre financier semble de plus en plus précaire. Beaucoup de gestionnaires se contentent des conseils habituels : changer quelques ampoules, rappeler aux locataires d’être économes, et espérer que l’hiver prochain sera plus clément.

Ces actions, bien que louables, ne s’attaquent qu’à la surface du problème. Elles omettent souvent le cadre réglementaire québécois, les spécificités des tarifs d’Hydro-Québec pour les petits immeubles et, surtout, le potentiel inexploité d’une approche collaborative. Mais si la véritable clé n’était pas de mener une bataille contre la consommation, mais plutôt de piloter une stratégie de gestion partagée des ressources ? Si la rentabilité passait non pas par une réduction du confort, mais par une optimisation intelligente qui bénéficie à la fois au propriétaire et aux locataires ?

Cet article propose une nouvelle perspective. Nous n’allons pas seulement lister des astuces, nous allons construire une véritable stratégie de rentabilité énergétique adaptée à la réalité montréalaise. Nous explorerons comment comprendre et lisser vos coûts, comment cibler les actions au meilleur retour sur investissement, et comment transformer la sensibilisation des locataires en un puissant levier de performance. Enfin, nous aborderons les démarches structurantes pour pérenniser vos économies.

Pour naviguer efficacement à travers ces stratégies, voici le plan que nous allons suivre. Chaque section est conçue comme une étape concrète pour reprendre le contrôle de vos dépenses énergétiques et améliorer la valeur de votre patrimoine immobilier.

Compréhension et réduction des coûts

Avant toute action, la première étape est de comprendre précisément ce que vous payez. Pour un propriétaire d’immeuble à revenus, la facture d’Hydro-Québec n’est pas monolithique. Elle se divise souvent en deux : la consommation des logements (Tarif D, résidentiel) et celle des espaces communs (éclairage des couloirs, buanderie, etc.), qui peut relever du Tarif G pour les entreprises. Cette distinction est fondamentale, car les hausses ne sont pas les mêmes. En effet, les PME font face à une augmentation de 5,1% de leurs tarifs en 2024, bien supérieure à celle du secteur résidentiel. Votre rentabilité est donc directement impactée par cette consommation « commerciale ».

L’objectif n’est pas de viser une réduction anecdotique, mais une optimisation significative. Le potentiel est bien réel. Même si les exemples concernent souvent de plus grands parcs immobiliers, ils sont une source d’inspiration. Des initiatives de gestionnaires avisés montrent qu’une stratégie bien menée peut mener à une réduction de la facture énergétique pouvant atteindre jusqu’à 20%. Cela passe par des ajustements sur l’éclairage et le chauffage en dehors des périodes d’occupation intensive, des principes parfaitement transposables à l’échelle d’un plex.

Comprendre cette structure de coûts est le point de départ pour identifier où chaque dollar économisé aura le plus d’impact. L’analyse de vos factures détaillées sur une année complète vous révélera la saisonnalité de vos dépenses et la part exacte imputable aux espaces communs, votre premier terrain d’action.

Cette analyse financière est la base de toute stratégie. Pour bien maîtriser ces chiffres, il est essentiel de revoir les composantes de votre facture énergétique.

Adhérer aux versements égaux

La gestion d’un immeuble locatif est une affaire de prévisibilité. Les coûts énergétiques, avec leurs pics hivernaux spectaculaires, sont l’ennemi de toute bonne planification budgétaire. Une facture d’électricité qui triple entre août et janvier peut mettre à mal la trésorerie la plus saine. C’est ici qu’intervient un outil simple mais puissant proposé par Hydro-Québec : le Mode de versements égaux (MVE). Le principe est de lisser votre consommation annuelle sur douze mensualités identiques. Fini les mauvaises surprises, vous payez le même montant chaque mois, ce qui simplifie radicalement la gestion de vos flux de trésorerie.

Gestionnaire immobilier analysant des graphiques de consommation énergétique sur tablette dans un bureau moderne

Adhérer au MVE est une décision administrative qui stabilise votre budget et vous donne une meilleure visibilité sur vos charges fixes annuelles. Pour ce faire, Hydro-Québec se base sur votre historique de consommation des 12 derniers mois pour estimer votre mensualité. Une fois par an, un ajustement est fait : soit vous recevez un crédit si vous avez moins consommé, soit vous devez régler la différence. C’est une démarche purement financière qui ne réduit pas votre consommation, mais qui fiabilise votre modèle économique. Pour un propriétaire-gestionnaire, cette stabilité budgétaire est un confort inestimable.

L’adhésion est simple et se fait directement depuis votre espace client en ligne. Il suffit de disposer d’un historique de consommation suffisant. C’est un premier pas vers une gestion plus professionnelle de vos dépenses énergétiques, avant même de toucher au premier interrupteur.

Contrôler l’éclairage commun

L’un des postes de dépenses les plus faciles à optimiser dans un immeuble est l’éclairage des aires communes. Souvent allumées 24/7, les lumières des couloirs, des entrées, des sous-sols et des stationnements représentent un gaspillage silencieux mais constant. C’est le « fruit mûr » de l’efficacité énergétique : l’investissement est faible et le retour sur investissement (ROI) est rapide et mesurable. Hydro-Québec estime qu’une simple optimisation de l’éclairage, notamment en le réduisant en dehors des heures d’occupation, peut permettre une réduction possible de 20% sur cette partie de la facture. C’est un potentiel énorme pour un effort minimal.

Les solutions sont multiples et éprouvées : remplacer les vieilles ampoules incandescentes ou fluorescentes par des ampoules à DEL, installer des minuteries dans les zones de passage peu fréquentées et, surtout, équiper les couloirs et entrées de détecteurs de mouvement. Une lumière qui ne s’allume que lorsque c’est nécessaire est la définition même de l’efficacité. Cette transition a un double avantage : une réduction drastique de la consommation et une durée de vie des ampoules beaucoup plus longue, diminuant ainsi les coûts et la fréquence de la maintenance.

Étude de cas : Passage aux DEL dans les aires communes

L’exemple d’un propriétaire d’un immeuble de 12 logements à Montréal est particulièrement parlant. En remplaçant systématiquement toutes les ampoules des aires communes par des équivalents à DEL et en installant des minuteries, il a réussi à réduire la consommation électrique liée à l’éclairage de 75%. Le résultat financier est une économie annuelle de 1 200 $, pour un retour sur investissement calculé en seulement 18 mois. Cet exemple concret démontre la rentabilité immédiate de ce type d’intervention.

Cette action améliore non seulement votre bilan financier, mais modernise aussi l’image de votre immeuble. Un éclairage à DEL est souvent perçu comme plus qualitatif et plus sécurisant, un bénéfice indirect pour l’attractivité de vos logements.

Isoler les tuyaux d’eau chaude

Après l’éclairage, une autre source de déperdition thermique souvent négligée se cache dans vos murs et votre sous-sol : les tuyaux d’eau chaude. Dans un climat comme celui de Montréal, chaque mètre de tuyau non isolé qui traverse un espace non chauffé (sous-sol, vide sanitaire, garage) agit comme un radiateur, perdant de précieux degrés Celsius avant même que l’eau n’atteigne le robinet du locataire. Cette perte oblige le chauffe-eau à travailler plus, et donc à consommer plus d’électricité ou de gaz, pour maintenir la température désirée. L’isolation des tuyaux est une intervention peu coûteuse, facile à réaliser, qui génère des économies immédiates.

Selon les experts en efficacité énergétique, cette simple action peut entraîner une réduction de 3 à 4% de la facture de chauffage d’eau. Multiplié par le nombre de logements et sur une année entière, ce pourcentage n’est pas négligeable. L’investissement se résume à l’achat de manchons isolants en mousse, disponibles dans toutes les quincailleries. La priorité est d’isoler au minimum les trois premiers mètres de tuyauterie en sortie du chauffe-eau, là où l’eau est la plus chaude et les pertes les plus importantes. Idéalement, toute la longueur accessible des tuyaux d’eau chaude devrait être couverte.

En plus des économies, cette action a un impact direct sur le confort des locataires : l’eau chaude arrive plus vite au robinet, réduisant le gaspillage d’eau en attente. C’est un argument de plus pour valoriser votre démarche d’amélioration continue.

Votre plan d’action pour l’isolation des tuyaux

  1. Identifier les cibles : Repérez et listez tous les segments de tuyaux d’eau chaude accessibles dans les espaces non chauffés de l’immeuble (sous-sol, garage, etc.).
  2. Mesurer et quantifier : Mesurez le diamètre des tuyaux (généralement 1/2 ou 3/4 de pouce) et la longueur totale à isoler pour estimer la quantité de matériel nécessaire.
  3. Acheter le bon matériel : Procurez-vous des manchons isolants en mousse de type tubulaire (viser un facteur R-4 minimum) adaptés au diamètre de vos tuyaux, ainsi que du ruban adhésif en aluminium.
  4. Installer stratégiquement : Installez les manchons, en commençant impérativement par les premiers mètres en sortie du chauffe-eau. Assurez-vous qu’ils sont bien ajustés et ne présentent pas de lacunes.
  5. Sceller et finaliser : Utilisez le ruban en aluminium pour sceller hermétiquement les joints entre les manchons et autour des coudes, afin d’éviter les ponts thermiques et la condensation.

Limiter les thermostats locataires

Le chauffage représente la part la plus importante de la facture énergétique d’un immeuble à Montréal. Lorsque le chauffage est inclus dans le loyer, la maîtrise de sa consommation devient un enjeu de rentabilité majeur pour le propriétaire. Laisser un accès illimité au thermostat peut mener à des situations de surchauffe et de gaspillage, comme des fenêtres ouvertes en plein hiver pour « réguler » une température excessive. Cependant, toute intervention doit se faire dans le respect du cadre légal et du confort du locataire. L’objectif est de trouver un équilibre entre maîtrise des coûts et obligation de confort.

Main ajustant un thermostat programmable moderne sur un mur de brique

La loi au Québec est claire : un propriétaire doit assurer une température ambiante adéquate dans les logements, généralement reconnue comme étant de 21°C au minimum. En dessous de ce seuil, un locataire est en droit de déposer une plainte au Tribunal administratif du logement (TAL). Dans ce cadre, l’installation de thermostats programmables ou de modèles avec une plage de température limitée (par exemple, entre 20°C et 23°C) est une solution légale et efficace. Elle garantit le maintien du confort minimal requis par la loi tout en empêchant les excès qui font exploser la facture.

Cette approche doit être accompagnée de communication. Expliquer aux locataires que le thermostat est réglé pour garantir un confort stable et sain, tout en participant à la maîtrise des charges de l’immeuble, peut désamorcer les conflits potentiels. Il ne s’agit pas de « brider » le chauffage, mais de le « piloter » intelligemment. Un système bien régulé évite les variations de température désagréables et assure une chaleur constante, ce qui est souvent plus confortable qu’un système sujet à des pics de surchauffe.

Sensibiliser les locataires

Toutes les optimisations techniques du monde peuvent être réduites à néant si les habitudes de consommation des occupants ne suivent pas. La sensibilisation des locataires n’est pas une simple formalité, c’est le levier le plus puissant pour une performance énergétique durable. Il s’agit de transformer une relation purement transactionnelle en un partenariat pour la gestion des ressources. Un locataire informé et impliqué devient un allié dans votre quête de rentabilité et de confort. L’expérience montre que cette approche collaborative porte ses fruits de manière spectaculaire.

Loin d’être une charge, la communication est un investissement. Créer un « Guide du locataire éco-responsable » personnalisé pour votre immeuble, affichant des conseils simples adaptés au climat québécois (gestion de l’humidité, utilisation des rideaux, etc.), est une excellente première étape. La transparence est également une arme redoutable : afficher discrètement les statistiques de consommation globale de l’immeuble dans les aires communes peut créer une saine émulation. Organiser une rencontre annuelle pour présenter les projets d’amélioration énergétique et les économies réalisées renforce le sentiment d’appartenance et la confiance.

En créant un guide du locataire éco-responsable personnalisé et en organisant des rencontres semestrielles, nous avons réduit la consommation globale de l’immeuble de 15% en un an. Les locataires se sentent impliqués et apprécient la transparence sur l’utilisation des économies réalisées.

– Un propriétaire du Plateau Mont-Royal, Programme RénoPlex Montréal

Le succès de cette démarche repose sur la démonstration d’un bénéfice partagé. Communiquez clairement que les économies générées ne servent pas qu’à augmenter la marge du propriétaire, mais qu’elles sont réinvesties dans l’amélioration de l’immeuble (rénovations, nouveaux équipements, entretien des espaces verts) ou contribuent à maintenir des augmentations de loyer modérées. Célébrer les succès collectifs solidifie ce partenariat et transforme la contrainte écologique en un projet de vie communautaire valorisant.

Audit thermique global et réduction des pertes

Après avoir optimisé les gains faciles, il est temps de passer à une vision stratégique et globale de votre bâtiment. Les plus grandes sources de déperdition de chaleur ne sont pas toujours visibles. Une mauvaise isolation des murs, des fenêtres vieillissantes ou un entretoit mal isolé peuvent annuler tous vos autres efforts. Réaliser un audit thermique global de votre immeuble est l’étape fondamentale pour identifier ces « trous » énergétiques et planifier des rénovations à fort impact. C’est un investissement dans la pérennité et la valorisation de votre bien.

Cette démarche peut sembler coûteuse, mais le gouvernement du Québec l’encourage fortement via des programmes de subventions très attractifs. Le programme Rénoclimat est spécifiquement conçu pour cela. Il offre non seulement une évaluation énergétique réalisée par un conseiller agréé pour une fraction de son coût réel, mais aussi une aide financière substantielle pour les travaux recommandés. Pour les propriétaires de petits immeubles, cette aide est particulièrement intéressante, avec des subventions pouvant aller jusqu’à 40 000 $ pour un duplex, triplex ou immeuble à logements multiples. Cette aide financière transforme des projets de rénovation coûteux en investissements rentables.

L’audit vous fournira un rapport détaillé avec une cote ÉnerGuide pour votre bâtiment et une liste priorisée de travaux à effectuer : isolation du sous-sol, remplacement des fenêtres par des modèles à haute efficacité énergétique, étanchéisation des fuites d’air, etc. En suivant ces recommandations, vous améliorez non seulement l’efficacité énergétique, mais aussi le confort acoustique et la qualité de l’air intérieur, des arguments de poids pour attirer et retenir des locataires de qualité. C’est une stratégie à long terme qui augmente la valeur marchande de votre propriété tout en réduisant drastiquement vos charges d’exploitation.

Planifier des travaux d’envergure est une décision stratégique. Pour la financer intelligemment, il est crucial de connaître les programmes d'aide et les bénéfices d'un audit complet.

À retenir

  • La rentabilité énergétique d’un plex à Montréal dépend de la maîtrise des coûts des aires communes (Tarif G), souvent plus pénalisants que les tarifs résidentiels.
  • Des actions à faible coût comme l’isolation des tuyaux d’eau chaude et l’optimisation de l’éclairage (DEL, détecteurs) offrent un retour sur investissement très rapide.
  • La clé du succès à long terme est une approche collaborative avec les locataires, fondée sur la communication, la transparence et le partage des bénéfices des économies réalisées.

Analyser la pointe de consommation

Maîtriser sa facture d’électricité ne se résume pas à consommer moins au total ; il s’agit aussi de consommer mieux. Le concept de « pointe de consommation » est central dans la structure tarifaire d’Hydro-Québec. Il s’agit des périodes de la journée, notamment les matins et les fins de journée d’hiver, où la demande sur le réseau est maximale. Pour les clients affaires (Tarif G), une consommation élevée durant ces pointes peut entraîner des coûts supplémentaires significatifs liés à la « puissance appelée ». Bien que ce concept soit plus complexe pour les petits immeubles, la logique demeure : éviter de faire fonctionner simultanément plusieurs appareils énergivores est une stratégie gagnante.

Pour un propriétaire de plex, cela se traduit par des actions de bon sens. Par exemple, s’assurer que les systèmes de chauffage d’appoint des aires communes ne sont pas programmés pour démarrer en même temps que les chauffe-eau le matin. Si l’immeuble dispose d’une buanderie commune, une simple affiche peut inciter les locataires à utiliser les laveuses et sécheuses en dehors des heures de pointe (par exemple, en milieu de journée ou plus tard en soirée).

Cette analyse des habitudes de consommation, couplée à une bonne compréhension de la grille tarifaire, permet d’aller chercher des économies additionnelles. Le tableau ci-dessous illustre bien pourquoi le contrôle des coûts « affaires » est si critique.

Comparaison des hausses de tarifs d’Hydro-Québec
Type de clientèle Hausse 2024 Hausse 2025 (prévue) Impact
Résidentiel (Tarif D) 3% 3% Concerne la consommation des locataires
PME (Tarifs généraux) 5,1% 3,6% Impacte directement les coûts des aires communes
Grandes entreprises (Tarif L) 3,3% 1,7% Moins pertinent pour les petits immeubles

En conclusion, la maîtrise énergétique est un art qui combine des actions techniques, une saine gestion financière et une communication habile. En adoptant une vision globale qui intègre le confort des locataires comme un allié et non comme une contrainte, le propriétaire montréalais peut transformer une dépense subie en un puissant levier de rentabilité et de valorisation de son patrimoine.

Pour une maîtrise complète, il est essentiel de toujours garder à l’esprit les principes de base de la structure des coûts énergétiques, qui sont le fondement de toute optimisation.

Questions fréquentes sur la gestion énergétique en immeuble locatif

Un propriétaire peut-il limiter le thermostat à 21°C?

Oui, un propriétaire a le droit d’installer des thermostats avec une plage de température limitée (par exemple, 20-23°C), à condition que la température minimale de 21°C, exigée par le Tribunal administratif du logement (TAL) pour un confort adéquat, soit maintenue en tout temps dans le logement.

Quels sont les recours du locataire si la température est insuffisante?

Si la température est constamment inférieure à 21°C, le locataire doit d’abord en aviser le propriétaire. Si le problème persiste, il peut déposer une plainte au TAL. Il pourrait alors demander une ordonnance pour forcer les réparations, une réduction de loyer pour la période où le confort n’était pas assuré, ou même des dommages-intérêts.

Les thermostats programmables sont-ils légaux dans les logements?

Oui, l’installation de thermostats programmables est tout à fait légale. La condition est que le locataire doit conserver la capacité d’ajuster la température pour assurer son confort, tout en respectant les limites légales et les clauses du bail. Le système ne doit pas compromettre le maintien d’une température minimale adéquate.

Rédigé par Amélie Tremblay, Technicienne en mécanique du bâtiment et experte en efficacité énergétique résidentielle. Spécialiste des systèmes de chauffage bi-énergie et des subventions Hydro-Québec.